Numéro

72

La Dépêche de l’Union

Effeuillez la Marguerite…

Vous remarquerez aisément que cette marguerite-ci débute par une majuscule et qu’un raccourci trop facile mènerait à quelques grivoiseries… il n’en est rien !

Même s’il convient d’admettre que la demoiselle est fort séduisante, celle dont nous allons parler est bien plus légendaire et infiniment plus âgée. La Marguerite de Bourgogne pour être exact et une métaphore amusante pour la dernière-née des cuvées de l’AOC Côtes du Couchois produite à partir des raisins du clos du Château de Couches… Exercice compliqué s’il en est puisque le clos produisant trois cépages, il fallait trois trouver trois noms dans la même logique or il n’y a qu’une seule Marguerite…

L’idée s’est finalement présentée d’elle-même pour la cuvée Marguerite : Un peu pour l’Aligoté, Beaucoup pour l’Aligoté en magnum (il va de soi), Passionnément pour le Chardonnay et bien évidemment A la folie pour le Côtes du Couchois 100% Pinot-Noir et 100% plaisir… Attention toutefois, en dehors de l’Aligoté, tout est encore en fût, les étiquettes ne sont toujours pas dessinées et les tarifs (assurément doux) non encore définis. Les plus sages attendront pour voir, les autres peuvent à présent réserver… on ne sait pas encore quoi, mais cela s’annonce très bien.

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Douceur d’un soir d’été…

Boulevard Pereire à l’ouest de Paris. Il est un peu plus de 22h30 et les rues se sont vidées, la douceur de la nuit prend peu à peu le relai d’une journée accablante de chaleur et les quelques clients présents trainent en terrasse pour ne pas rejoindre des draps déjà chauds.

Le bruit s’estompe et le temps s’arrête, un éclat de rire nous rappelle que nous sommes encore en vie et les lueurs alentours se reflètent et dansent à la surface du fond de vin dans la carafe… N’est-ce pas simplement là l’essentiel ?… un endroit tranquille avec un, une amie ou plus pour partager une belle bouteille (de Côtes du Couchois par exemple)… ou plus…

Il fait très très soif…

Pour nos amis étrangers (Alaska, Groenland,…), il est de notre devoir d’informer d’un fort probable risque inhérent à la survenance d’un léger choc thermique à l’arrivée sur notre territoire. De mémoire, il ne me semble pas avoir vécu telles chaleurs ou peut-être en 1976 et encore…

Si la chose perdure, il est à parier que le côté silex se développe voire même qu’il ne reste même plus que cela au bout des grappes tant les raisins ressemblent de plus en plus à ceux de Corinthe… D’un point de vue qualitatif, nous devrions atteindre des sommets, en revanche, il faudra servir au compte-gouttes…

Les souterrains sont vides…

Résultat d’un vaste travail initié au mois de juin 2017, les souterrains du château sont enfin rendus à la visite suite au transfert de l’activité viticole du domaine à la Cave de Mazenay…

Une page se tourne donc à l’approche des dix ans de reprise du domaine et une dynamique se met en place pour promouvoir plus encore l’AOC grâce aux actions à l’export et l’accroissement de la production. Ceux qui voient le verre à moitié vide se diront qu’il est triste d’abandonner une si jolie cave et ceux qui voient le verre à moitié plein constateront la montée en gamme due aux investissements faits à la Cave de Mazenay et la croissance de la demande qui impose certains choix.

Il en avait grand besoin…

Il est parfois des travaux qui ne peuvent attendre et le fait de pleuvoir par le toit est un signe annonciateur d’un tel cas… Certes, vue d’en bas, la bâtisse (celle du Château de Couches) semble bien couverte, mais vue de près, sur l’échafaudage, la situation éclate au grand jour… un peu comme les tuiles d’ailleurs.

Il était grand temps, car la pluie et les oiseaux avaient choisi de visiter fréquemment les lieux, bien modestes visiteurs si l’on compare au vent qui dans un moment de furie pourrait très bien décider de terminer sa visite avec une toiture de château en guise de souvenir.

Œuvrons afin de redonner au lieu son lustre d’antan…

La Personnalité du mois…

Lumineux, pétillant… ce n’est pas des caractéristiques d’un crémant dont il s’agit, mais plutôt du regard de ce jeune vigneron au volant d’un flamboyant bolide Alfa des années 70 qui vient de prendre pour épouse l’une des plus jolies filles du pays.

Un bien joli couple et le souhait que je formule de voir déferler sur cette union un océan de bonheur… Océan bien mérité car le démarrage de notre jeune ami n’a pas été des plus simples. Comme quoi finalement, avec un peu d’aide, de travail acharné et beaucoup d’amour, rien n’est impossible… alors, longue et heureuse vive à toi Guillaume Bouthenet et ton épouse, faites-nous plein de petits vignerons…

Nos prochains rendez-vous…

La saison estivale se meure sous une chape de plomb qui nous plonge non pas dans l’eau fraîche mais bien en profonde léthargie… Les quelques audacieux qui s’aventurent jusqu’au caveau tels autant d’escargots suant leurs dernières gouttes plongent mollement leurs lèvres dans des vins à 25° malgré la climatisation et ne rêvent finalement que d’une bière glacée…

En conséquence de quoi je vous invite à passer au mois de Septembre directement. Donnons-nous rendez-vous dans les vignes pour vendanger pâte de fruit et raisins secs si la sécheresse perdure ou un admirable millésime  si dame Nature nous offre un peu d’eau…

Le fil rouge… en Blanc !…

L’avantage avec les rumeurs c’est qu’elles se montrent parfois drôles ou pleines d’espoir (rarement toutefois, j’en conviens aisément)… mais je dois avouer que celle en date est particulièrement amusante : Un client poussant récemment la porte de la cave nous demande si nous avons des Côtes du Couchois blanc. Se voyant répondre « pas encore », ce dernier nous confie que nous ne sommes pas très performants car l’AOC est valide depuis Juillet… Rumeur prémonitoire ou non, toujours est-il que nous ne pourrions fournir ce doux breuvage dans la mesure où les vendanges 2018 ne sont pas encore totalement vinifiées…

Et n’oubliez pas…

… que l’important, c’est vous. Pour avancer, nous avons besoin de toute votre énergie, de votre savoir, de vos opinions mais aussi et surtout de vos idées. Cette lettre d’information est faîte pour cela alors n’hésitez pas à faire part de vos avis, propositions, remarques, idées… tout est bon à prendre dès lors que cela contribue à promouvoir nos grands vins et l’attractivité de notre belle région.

Comme le démontre la photo ci-contre, les factrices de la Deutsche Post adoptent un nouvel uniforme… Nul doute qu’une telle démarche en notre beau pays serait de nature à relancer l’usage de la lettre papier. Comme quoi, il ne faut pas grand-chose pour faire bien…

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