Numéro

75

La Dépêche de l’Union

Est-ce donc la fin ?…

On est en droit de s’interroger au regard du naufrage de l’un des plus grands salons européens sensé répondre aux attentes des professionnels de la filière, à savoir Mégavino Bruxelles. Nous avions bâti notre stratégie de pénétration du marché belge sur ce salon qui venait conclure une année de préparation, l’apothéose d’un travail minutieux de communication et d’identification de nos potentiels contacts, tout ce travail pour… un immense gâchis !

La vallée de Loire dont nous étions voisins immédiats avait investi sans compter dans un magnifique espace d’accueil… l’image ci-dessus se charge elle-même de vous informer sur la fréquentation durant la journée pompeusement baptisée « professionnelle » mais les surprises étaient encore à venir…

Une Master Class censée accueillir une quarantaine d’intéressés et qu’il m’a fallu animer devant trois pelés et un tondu… heureusement que nous avions un de nos plus charmant distributeur présent sans quoi seuls les courants d’air auraient pu bénéficier d’une présentation à laquelle nous avions consacré des heures et des heures de préparation.

Mais nous étions encore loin d’imaginer la suite. Vers 18h00, ouverture au public avec une déferlante de jeunes gens venus faire la fête… 20€ l’entrée et perception d’un verre que cette bande de joyeux lurons venait faire remplir sans vergogne. On ne parle alors plus de l’arôme délicat des Côtes du Couchois et de la particularité des sols, c’est du « rouge » ou du « blanc »… les esprits s’avinent et deux ivrognes se tiennent par l’épaule devant le stand de la Loire se servant eux-mêmes de pleins verres qu’ils engloutissent cul-sec pour se prouver je ne sais quoi…

Est-ce bien là le rôle du salon ?… Proposer moyennant 20€, un aller simple vers une cuite carabinée financée par les exposants ?… Cher Monsieur Mégavino, vous nous avez berné une fois mais nous n’y reviendrons pas !

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Dîner en or et blanc…

Quelle plus belle parure que l’or et la neige, quel plus bel écrin qu’un dîner autour du vin pour de mettre en valeur la production des Côtes du Couchois.

C’est par la seule volonté d’Elena SINKEVICH que nos futurs clients (enfin je l’espère) de Saint-Pétersbourg ont eu le plaisir (je l’espère aussi) de découvrir notre belle région et les vins qu’elle produit.
Une nouvelle ambassadrice des Côtes du Couchois est donc née, certes bien éloignées de nos terres, loin de cette enclave bourguignonne lovée entre deux des plus illustres côtes… mais à l’image de Saint-Pétersbourg, la volonté ne suffit-elle pas à faire émerger les choses du néant, voilà un bon présage…

Fabuleuse robe rouge…

Comment décrire le millésime 2018 sans tomber dans le ridicule du traditionnel « c’est la cuvée du siècle » ou celui des termes aussi abstraits que supputatifs ?

Pourquoi ne pas simplement relater ce qui s’est passé en cuverie ?… Usuellement, la macération dure une grosse vingtaine de jours afin d’extraire la structure, la couleur et les arômes du pinot noir alors que penser d’un millésime que l’on doit décuver au bout de treize jours seulement tant la concentration de tout ce qui fait un grand Bourgogne est déjà bien présente ?
Le rubis est intense, profond, la chair et la puissance sont là… sans être devin il est donc aisé de dire que ce millésime sera de haute couture.

Focus sur le service…

A l’évidence, le travail « technique » du vin nécessite un investissement de tous les jours, tant d’un point de vue humain que financier. Il convient d’investir dans les technologies d’avenir, dans la formation mais aussi dans la mise en œuvre des structures permettant le travail du vin dans les meilleures conditions.

C’est précisément l’orientation qu’a choisi la Cave de Mazenay pour garantir une prestation de qualité en renouvelant son outil de production et en entamant une vaste campagne de travaux afin de créer un espace dédié aux services. Filtration, embouteillage, stockage, habillage, conditionnement… et ce, bien évidemment six jours sur sept…

Fine bubbles forever…

Les fêtes approchent et la bulle est de rigueur. Bien évidemment, il ne peut se concevoir un réveillon sans Champagne mais avez-vous déjà apprécié un excellent Crémant de Bourgogne… des Côtes du Couchois ?

Version mono-cépage ou savant mélange d’Aligoté, de Chardonnay et de Pinot noir, avec ou sans dosage, en flûte ou en coupe voire dans un beau verre à vin car il ne faut surtout pas oublier que le Crémant en est un avant tout. Pour ma part, ce sera plutôt Blanc de noir pour son aspect vineux et en version zéro dosé pour bénéficier de ses superbes arômes fermentaires…
Quelques fines bulles et la bonne humeur s’installe, incroyable magie du Crémant !

La Personnalité du mois…

En cette période automnale où les frissons ne sont pas uniquement dus aux premiers frimas, il convient de faire la part belle à un terrifiant rendez-vous que nous avons peu à peu adopté depuis une vingtaine d’années.

Regroupant à ses origines une poignée de farfelus en mal de sensations fortes, voici qu’Halloween a su nous conquérir jusqu’à en devenir un incontournable pour les petits qui s’amusent à se faire peur de rire… Place donc aux sorcières et vilaines têtes pour le plus grand plaisir de nos chérubins. Alors Madame Citrouille, s’il te plait, continue à amuser les enfants et à produire de si bonne soupe également !

Nos prochains rendez-vous…

Vous avez dit rendez-vous ?… Comment ignorer dès lors La Fête des Grands Vins et la traditionnelle Vente des Hospices du 16 au 18 Novembre ?

Les places sont chères et les pièces rares mais après tout, ne dit-on pas de la qualité qu’elle n’a pas de prix.
Si vous ne pouvez vous permettre de telles largesses, sachez qu’il existe d’autres très bons vins nettement plus abordables que vous pourrez retrouver lors des marchés de Noël tout début décembre… Je vous invite d’ailleurs à nous retrouver à celui du Creusot du 7 au 9 Décembre puis le week-end suivant à Couches et à Autun simultanément, incroyable, non ?

Le fil rouge… en Blanc !…

Le Saint-Siège, l’INAO, le Syndicat des Bourgognes et probablement, un bien plus large public encore, n’ont visiblement que le Beaujolais comme préoccupation, ce qui ne fait pas vraiment les affaires de notre joli projet de demande d’AOC en Blanc pour le Couchois.

Fort de ce constat, je m’adresse donc par la présente aux Présidents des ODG brouilly (et côte), moulin-à-vent, chiroubles, chénas, fleurie, juliénas, morgon, régnié et saint-amour (par ailleurs, le seul voisin de Saône et Loire) : Pourriez-vous intercéder en notre faveur afin d’accorder un répit, le temps de permettre la reconnaissance de nos blancs en AOC ?…

Et n’oubliez pas…

… que l’important, c’est vous. Pour avancer, nous avons besoin de toute votre énergie, de votre savoir, de vos opinions mais aussi et surtout de vos idées. Cette lettre d’information est faîte pour cela alors n’hésitez pas à faire part de vos avis, propositions, remarques, idées… tout est bon à prendre dès lors que cela contribue à promouvoir nos grands vins et l’attractivité de notre belle région.

Restons en l’esprit d’Halloween avec Monsieur le Duc (grand celui-ci) qui nous apporte de bonnes nouvelles et notamment les analyses du millésime 18, les sucres sont finis et tout se déroule à merveille…

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