Numéro

73

La Dépêche de l’Union

Cap sur l’Atomium…

Ne dit-on pas toujours qu’il faut voir les choses en grand ?… C’est précisément ce que je souhaite à la jeune AOC des Côtes du Couchois, une croissance comparable à ce que représente et symbolise exactement l’Atomium de Bruxelles : A savoir la structure cristalline du fer… mais après agrandissement de 165 milliards de fois.

Allons, allons, revenons à un peu de sérieux car l’intégralité des vignes de notre belle planète ne suffirait alors à produire le volume attendu… et concentrons-nous sur un marché de proximité qui nous apprécie et s’avère être nettement plus en adéquation avec notre capacité de production, à savoir la Belgique.

N’oublions pas que nous parlons ici probablement de notre famille proche car il ne faut pas omettre que les Flandres et la Bourgogne n’ont fait qu’un de 1363 à 1579, la probabilité que nous ayons donc quelques gènes flamands en Bourgogne et vice-versa est une évidence… enfin tant que les gars du sud aimeront les filles du nord et les gars du nord, les filles du sud.

Cap donc sur Bruxelles et le principal salon de l’année : Mégavino où nous serons ravis et honorés de vous accueillir au Pavillon France du 19 au 21 Octobre. Une belle occasion de découvrir les Côtes du Couchois en terres amicales.

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Suprême reconnaissance…

Suprême reconnaissance en effet que d’être identifié et sélectionné parmi plus de 40.000 vins qui plus est sur des Bourgognes Blancs où la concurrence est rude !

Même si la gratification se limite à une étoile, bien loin du « coup de cœur » donc, cette étoile nous apporte un argument de poids dans notre démarche d’obtention de l’AOC Côtes du Couchois en blanc. Comme les bonnes nouvelles n’arrivent jamais seules, les vendanges 2018 s’annoncent spectaculaires… espérons dès lors que la présence dans le guide 2019 ne soit pas un coup d’éclat mais bien la prise d’un siège où nous espérons rester de très nombreuses années… Comme quoi, un petit peu d’encouragement incite toujours à mieux faire.

Un magnifique millésime…

La chose avait fini par devenir une denrée fort rare ces dernières années : Un raisin gorgé de sucre, disposant d’une belle acidité (Ph 3,5) et totalement exempt de toute maladie ou moisissure.

Ajoutons à cela de toutes petites billes, des rendements modestes (dans les Côtes du Couchois car ce n’est pas vrai partout) et une météo de vendange idéale avec un peu de soleil mais pas trop de chaleur et gageons que ce millésime 2018 va être magnifique…
Ne crions pas victoire trop tôt bien évidemment mais rarissimes sont les années où tous ses facteurs sont correctement alignés, profitons-en…

Encore une miette ?…

Qu’espérer de mieux qu’un peu de vin (ou d’avantage) de fromage (généreusement) et de quelques miettes de pain (il faut tout de même faire attention à sa ligne) pour s’extasier devant la générosité de la nature ?

Pourquoi diantre se torturer les méninges à réaliser une cuisine de plus en plus complexe alors qu’il existe tant de combinaisons vin-fromage. Il y a ceux pour les pâtes molles, les cuites, les gras et avachis, les pestilentiels et les plus sages… mais une chose est certaine, ne le soyez surtout pas et osez les mariages les plus fous. Amusez-vous pour l’exercice avec un brie de Melun surmonté de quelques feuilles de roquette et l’un des plus capiteux vins de notre belle AOC, vous me direz…

Deuxième round…

Révolution, an II… et revoici la fine équipe affairée à la table de tri pour la seconde année depuis la reprise de la Cave de Mazenay. Moins d’affolement que l’an dernier, le métier rentre et l’anticipation a fait son travail, temps idéal et joyeuse humeur, le vin n’en sera que meilleur.

Outre le plaisir de vinifier « à la maison » en disposant d’un matériel neuf et d’un espace de travail généreux, le plus important est assurément de maitriser l’ensemble de la chaine et de limiter le temps entre la section de la queue de la grappe et la mise en macération (ou presse pour les blancs) après tri et éraflage à moins de quatre heures… Ce sont tous ces petits détails qui finissent par donner la qualité à nos vins alors on y tient.

La Personnalité du mois…

Amusant concentré de jovialité, de professionnalisme, de gentillesse et de décontraction, notre personnalité du mois est tout à la fois sérieuse voire rigoriste lorsqu’elle déguste un vin et infiniment conviviale dès qu’il s’agit de le partager autour d’une table.

Redoutable dégustateur et tout aussi redoutable plume, sa vision affûtée capte autant ce qui se passe à l’intérieur du verre qu’autour, le vigneron est analysé tout autant que le vin qu’il produit, le sol, la méthode, l’histoire ou le discours rien n’échappe à Marc Vanel…
Directeur éditorial du magazine Vino (un monument en Belgique), Marc a récemment rédigé un très bel article sur les Côtes du Couchois… un grand merci à toi Marc.

Nos prochains rendez-vous…

La saison l’exige, ils sont très nombreux à commencer par le week-end prochain pour un rassemblement de Harley à la Cave de Mazenay puis tous les suivants jusqu’à plus soif…

La foire économique d’Autun du 20 au 23, l’Agriculture en fête le week-end suivant (concomitamment d’ailleurs à la braderie de Versailles où l’AOC Côtes du Couchois sera présente au Restaurant le Sept)… puis nous serons déjà en octobre avec le Salon Pain-Vin-Fromage.
En conclusion, ne cherchez plus, nous devrions pouvoir vous occuper jusqu’à la fin de l’année et finalement aussi les suivantes d’ailleurs…

Le fil rouge… en Blanc !…

Si après notre sélection par la Cave de Prestige du BIVB (par deux fois qui plus est) et maintenant par le Guide Hachette, on tente de m’expliquer que rien ne justifie de distinguer les blancs du Couchois, je pense que c’est la moutarde (de Dijon bien évidemment) qui va monter à mon nez plus que les effluves de notre belle AOC.

Pour autant, qualité et unicité doivent être à l’épreuve du temps et donc démontrer que les caractéristiques avancées perdurent à travers les épisodes climatiques ou les méthodes de vinification des producteurs… Nous allons bientôt atteindre les 20 ans de l’AOC en rouge, ce recul, nous l’avons clairement, non ?

Et n’oubliez pas…

… que l’important, c’est vous. Pour avancer, nous avons besoin de toute votre énergie, de votre savoir, de vos opinions mais aussi et surtout de vos idées. Cette lettre d’information est faîte pour cela alors n’hésitez pas à faire part de vos avis, propositions, remarques, idées… tout est bon à prendre dès lors que cela contribue à promouvoir nos grands vins et l’attractivité de notre belle région.

Difficile exercice que de trouver un sujet mêlant facteur et champignon (la saison arrive à grand pas), pourtant si l’on s’en donne un peu la peine, il est toujours possible de bien faire… tout comme dans le vin finalement.

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